posté le 07 octobre 2018

Drômoise 2018

Tu ne viendrais pas faire la Drômoise avec nous ? J’ai un pote qui propose de nous loger à Truinas !

C’est sur ces mots de mon beau-frère que je me suis laissé tenter par l’aventure. Il faut bien reconnaître qu’il n’a pas dû beaucoup insister pour me convaincre … Ceux qui me connaissent un peu savent à quel point j’apprécie la Drôme, ses routes et ses paysages de moyenne montagne. C’est donc décidé, nous partirons pour une petite semaine, fin septembre, histoire de prolonger un peu l’été… à vélo.

Dimanche 23 septembre, sous un soleil radieux, départ pour Die. Les organisateurs sont victimes de leur succès: environ 2500 participants, cette année. C’est 400 de plus que l’an dernier. Résultat: plus de plaque de guidon disponible. Ce n’est pas grave, je gagne en aérodynamisme.

Direction le portique de départ. Je pousse mon vélo dans les ruelles de Die et très vite un choix s’offre à moi: à droite pour les cyclosportifs qui seront chronométrés ou à gauche pour les cycloTouristes. Bon, je dois reconnaitre que je n’ai pas hésité longtemps 😉 Nous sommes nombreux à attendre le départ sur la « Placette du pipi contre les murs »… Ça ne s’invente pas ! On bavarde sous le soleil. On évalue le matériel du voisin…

Ça y est, c’est parti pour les plus sportifs ! Le reste du peloton avance lentement vers le portique et sera libéré quelques minutes plus tard, pour ne pas interférer dans la course. Une route au revêtement impeccable nous fait quitter Die dans un long chapelet de cyclistes. Il faut un peu se faufiler pour dépasser les plus lents tout en évitant de gêner les plus rapides. En arrivant au sommet du col de Pennes (1040m), je me suis dit que c’est probablement le premier col franchi avec la nouvelle tenue du club. Je demande donc qu’on me photographie devant la plaque attestant ainsi de ce moment historique 😉

Ensuite, descente du col via Aucelon, village du premier ravito. Direction St-Nazaire-le-Désert pour le deuxième ravito, malheureusement pas à l’Auberge du Château (un bon souvenir partagé par certains). Le col de Pennes a fameusement étiré le peloton, les dérivations pour les parcours moins longs aussi. On commence à se compter sur la route. Vu le manque d’autonomie des batteries, on ne se fait plus dépasser par les vélos électriques… merveilleuse invention mais concurrence déloyale quand vous essayez de hisser vos 80 kg en haut des côtes sans assistance…

J’ai opté prudemment pour le 119 km, les plus costauds en feront 147. Ceci dit, pour un ‘centcoliste’, 120 km en Drôme sans épingler le moindre nouveau col, c’est un peu frustrant. J’ai donc ajouté un petit col épinglé en aller-retour à partir du village de la Charce.

Vers 13h00, mon compteur indique 32°C ! Pas mal pour un 23 septembre ! C’est même plus propice à la piscine qu’à la bicyclette. Je suis en surchauffe et au ravito suivant, sans hésitation, je plonge à moitié dans le lavoir du village. Le bonheur ! C’est rafraichi que j’achève le dernier col de la journée, avant d’entamer la descente et le long faux-plat final pour revenir à Die.

Doté d’un beau maillot et d’une bouteille de Clairette offerts par l’organisation, je rejoins les amis au café de Paris pour terminer en beauté cette journée mémorable.

La Drômoise, c’est vraiment une belle organisation. La région est magnifique, les bénévoles plus sympas les uns que les autres. C’est aussi le choix entre plusieurs parcours de 20 km à 150 km et depuis l’an passé c’est également un parcours de 128 km le samedi vers le Vercors, en démarrant par le col de Rousset. Tentez l’expérience, vous m’en direz des nouvelles…

Tous les renseignements à cette adresse: http://www.cyclodromoise.com

Eric